En bref
- Un chiot ne peut être cédé qu’à partir de 8 semaines, identifié par puce ou tatouage. Avant de l’acquérir, il faut le certificat d’engagement et de connaissance, délivré au moins 7 jours avant.
- Dès la première semaine, direction le vétérinaire : il décide des vaccins, du vermifuge et de l’alimentation, et vous dit où le chiot peut aller et avec qui il peut jouer.
- Le reste est une question de routine et de patience : repas à heures fixes, sorties fréquentes, beaucoup de sommeil, expériences nouvelles une à une et éducation par la récompense.
Avant son arrivée
En France, un chiot ne peut pas être cédé avant 8 semaines, ni sans être identifié par puce électronique ou tatouage ; et vous devez avoir le certificat d’engagement et de connaissance des besoins de l’animal, délivré au moins 7 jours avant (Service Public). Si on vous en propose un plus jeune, ou sans papiers, c’est un signal d’alarme. En attendant, préparez la maison :
- un panier dans un coin tranquille, des gamelles pour l’eau et la nourriture, un harnais ou un collier et une laisse ;
- la nourriture qu’il mangeait jusque-là : on la change, si besoin, peu à peu et avec le vétérinaire ;
- des jouets à mâcher, car mordiller est normal et il faut l’orienter vers les bons objets ;
- une maison sûre : câbles, produits d’entretien, médicaments, plantes et nourriture hors de portée, escaliers et balcons fermés.
Les premiers jours : papiers et vétérinaire
- Demandez les documents : l’attestation de cession, le certificat vétérinaire de moins de 3 mois, le document d’information et le document qui atteste l’identification.
- Vérifiez que le changement de propriétaire est déclaré à l’I-Cad dans les 8 jours : c’est le cédant qui le déclare, et vous recevez ensuite la carte d’identification à votre nom. Gardez vos coordonnées à jour auprès de l’I-Cad.
- Prenez rendez-vous chez le vétérinaire dans la première semaine, même si le chiot va bien : il l’examine, organise vaccins et vermifuge, et vous dit quoi lui donner à manger et en quelle quantité.
Vaccins et premières sorties
Pendant sa première année, le chiot reçoit les vaccins recommandés, plus d’autres que le vétérinaire choisit selon l’endroit où vous vivez et la vie qu’il aura. Combien de rappels et quand, c’est lui qui le décide : notez les dates et n’en sautez aucune. Le vaccin contre la rage est possible à partir de 12 semaines et il faut attendre 21 jours avant de voyager dans l’Union européenne, avec la puce et le passeport européen.
Tant que la série n’est pas finie, demandez-lui où le chiot peut marcher et avec quels chiens il peut jouer. L’enfermer n’est pas la solution : dans les bras, en voiture, chez des amis dont les chiens sont sains et vaccinés, il peut déjà découvrir le monde.
Manger, dormir, faire ses besoins
- Des repas à heures fixes, répartis en plusieurs fois dans la journée comme le dit le vétérinaire, et de l’eau fraîche toujours à disposition.
- Beaucoup de sommeil : un chiot dort de nombreuses heures par jour, et se reposer l’aide à grandir et à rester calme.
- Les besoins : sortez-le dès qu’il se réveille, après les repas et après le jeu. Quand il les fait au bon endroit, récompensez-le tout de suite ; s’il se trompe, nettoyez sans le gronder.
- Rien de la table. La FDA américaine range parmi les dangers pour chiens et chats le chocolat, les raisins frais et secs, l’oignon et l’ail, le xylitol des produits sans sucre, l’alcool et la caféine.
Les premières expériences
Les trois premiers mois sont, selon l’AVSAB, l’association américaine des vétérinaires comportementalistes, la période la plus sensible pour la socialisation : personnes, bruits, sols, autres animaux. Découvrir beaucoup de choses nouvelles, peu à peu et sans le effrayer, l’aide à devenir un chien serein.
De petits moments chaque jour valent mieux qu’une journée surchargée : la sonnette, l’aspirateur, l’ascenseur, un enfant qui le caresse calmement. S’il a peur, ne le forcez pas : éloignez-vous un peu et réessayez un autre jour. Et pour l’éduquer, la récompense plutôt que la punition.
Dehors : les règles
- Tenez votre chien en laisse s’il présente un danger et là où le règlement l’impose : en général en ville, d’après le règlement sanitaire départemental, et en forêt, hors allées, du 15 avril au 30 juin. Le maire peut aussi interdire certains lieux.
- Ne le laissez pas divaguer : gardez-le à portée de voix et à moins de 100 mètres. Laisser divaguer un chien peut coûter 150 €.
- Ramassez ses déjections sur la voie publique : 750 € d’amende en cas de flagrant délit.
- Aucune assurance n’est obligatoire pour un chien, sauf pour la 1re et la 2e catégorie, mais vous répondez des dommages qu’il cause, même s’il s’est échappé : vérifiez que votre assurance habitation couvre sa responsabilité civile.
- En voiture, il lui faut de l’air, à l’arrêt comme en marche : il est interdit de l’enfermer dans un coffre sans aération efficace. N’attachez un chien que momentanément, jamais avant l’âge adulte.
Quand appeler tout de suite le vétérinaire
- des vomissements ou une diarrhée qui se répètent, surtout avec du sang ;
- il ne mange pas, ne boit pas ou semble abattu pendant plus de quelques heures ;
- il a avalé quelque chose de dangereux ou un objet, même s’il a l’air d’aller bien ;
- il respire mal, boite, a une plaie ou a fait une mauvaise chute.
Sources
- Service Public — Avoir un chien ou un chat : quelles sont les règles ?
- Service Public — Un particulier peut-il vendre ou donner des chiens ou des chats ?
- Service Public — Doit-on être assuré lorsqu’on a un animal de compagnie ?
- Service Public — Peut-on promener son chien sans laisse ?
- Service Public — Que faire en cas de perte d’un animal de compagnie ?
- FDA — Objets et aliments dangereux pour les animaux (en anglais)
- AVSAB — Prise de position sur la socialisation des chiots (en anglais)
- WSAVA — Lignes directrices sur la vaccination du chien et du chat (en anglais)
Texte vérifié le 12 octobre 2026