En bref
- Le brut est ce qui figure dans votre contrat, le net est ce qui arrive sur votre compte. Entre les deux, deux déductions : les cotisations de sécurité sociale et la retenue d’IRPF.
- En 2026, un salarié en contrat indéfini cotise 6,50 % de sa base : 4,70 % contingences communes, 1,55 % chômage, 0,10 % formation professionnelle et 0,15 % MEI.
- La retenue d’IRPF n’est pas un pourcentage fixe : l’entreprise la calcule avec la procédure de l’administration fiscale, d’après le salaire et la situation familiale, et c’est une avance sur l’impôt.
Ce que sont le brut et le net
Le brut est tout ce que l’entreprise vous verse avant les déductions, et c’est le chiffre du contrat : normalement un salaire brut annuel. Le net, le « líquido a percibir » de la fiche de paie, est ce qui arrive sur votre compte. Du premier au second, on retire les cotisations de sécurité sociale et la retenue d’IRPF. Le net est donc toujours inférieur au chiffre du contrat ; la différence n’est pas une erreur, c’est la somme des déductions.
L’entreprise doit vous remettre une fiche de paie individuelle à chaque paiement, avec les versements et les déductions clairement séparés (Statut des travailleurs, art. 29). Vous y voyez chaque déduction.
Les cotisations de sécurité sociale en 2026
Elles se calculent sur la base de cotisation, c’est-à-dire votre salaire mensuel avec les paies supplémentaires réparties sur douze mois. Il y a un plafond : en 2026, la base maximale de cotisation est de 5 101,20 € par mois (arrêté PJC/297/2026). En 2026, le salarié en contrat indéfini paie :
- 4,70 % pour les contingences communes (retraite, maladie ordinaire, etc.) ;
- 1,55 % pour le chômage ;
- 0,10 % pour la formation professionnelle ;
- 0,15 % pour le mécanisme d’équité intergénérationnelle (MEI).
Retenue d’IRPF : la part qui dépend de vous
L’entreprise retient une partie de votre salaire et la verse à l’administration fiscale comme avance sur votre IRPF (l’impôt sur le revenu espagnol). Le pourcentage n’est pas fixe : elle le calcule avec la procédure générale de l’administration fiscale, d’après ce que vous gagnez et les données personnelles et familiales que vous lui donnez avec le formulaire 145.
C’est pourquoi il importe de le remplir correctement et de signaler si votre situation change. La retenue n’est pas l’impôt définitif : l’IRPF réel se calcule dans la déclaration de revenus, et vous pouvez y devoir de l’argent ou en recevoir. L’administration fiscale propose un service de calcul des retenues pour vérifier le pourcentage, et en 2026 l’algorithme a deux versions, une jusqu’au 9 septembre et une à partir du 10.
Douze versements ou quatorze
Vous avez droit à deux paies supplémentaires par an, une à Noël et une le mois que fixe la convention, et la convention peut les répartir sur les douze versements mensuels (Statut des travailleurs, art. 31). Avec quatorze versements, vous recevez plus chaque mois spécial et moins les autres mois ; avec douze, la même somme chaque mois. Le net de l’année est le même : seule la façon dont il vous arrive change.
Un exemple : 24 000 € bruts par an
- La base de cotisation mensuelle est 24 000 ÷ 12 = 2 000 € (avec les paies supplémentaires réparties).
- Le salarié cotise 6,50 % de cette base : 130 € par mois, 1 560 € par an.
- Avant l’IRPF, il reste 24 000 − 1 560 = 22 440 € par an. La retenue d’IRPF s’en déduit et dépend de votre cas : le calculateur du salaire net la calcule avec l’algorithme de l’administration fiscale, et le service de calcul des retenues de l’administration sert à la vérifier.
- Cela coûte plus que le brut à l’entreprise : elle paie 30,45 % de la base en cotisations (23,60 % contingences communes, 5,50 % chômage, 0,60 % formation professionnelle et 0,75 % MEI), soit 609 € par mois, plus les cotisations d’accidents du travail et du FOGASA (fonds de garantie des salaires).
Comment vérifier sa fiche de paie
Comparez le brut et la catégorie de la fiche avec votre contrat, vérifiez que la base et les pourcentages de cotisation sont plausibles, que la retenue d’IRPF correspond à votre situation familiale, et regardez le net. Si quelque chose ne colle pas, demandez d’abord au service du personnel. Conservez les fiches : elles prouvent votre salaire si vous devez clarifier quelque chose plus tard. Pour tout passer en revue, il y a la checklist du premier jour de travail.
La checklistEspagne : premier jour de travail, documents, contrat et fiche de paieSources
- Arrêté PJC/297/2026, cotisations de sécurité sociale, chômage, FOGASA et formation professionnelle en 2026 — BOE (en espagnol)
- Statut des travailleurs, articles 29 et 31 : fiche de paie et paies supplémentaires — BOE (en espagnol)
- Administration fiscale — Formulaire 145 : communication de données au payeur (en espagnol)
- Administration fiscale — Retenues et acomptes d’IRPF en 2026 (en espagnol)
- Administration fiscale — Service de calcul des retenues (en espagnol)
Texte vérifié le 5 octobre 2026