Calculateur d’allocation chômage (ARE)
Le montant par jour et par mois, la durée d’indemnisation et la dégressivité, avec les règles de l’Unédic en vigueur en 2026.
Allocation brute par mois
1 405,50 €
soit 46,85 € par jour, pendant 548 jours (environ 18,3 mois)
- 46,85 € brut par jour
- 548 jours
- Total : 25 673,80 €
Avec un salaire brut de 2 500 € par mois pendant 24 mois, le salaire journalier de référence est de 82,19 € et l’allocation de 46,85 € brut par jour : 1 405,50 € par mois, pendant 548 jours (environ 18,3 mois), soit 25 673,80 € au total avant retenues.
Le premier versement n’arrive pas tout de suite : il suit les différés éventuels (congés payés non pris, indemnités de rupture supérieures à la loi) et un délai d’attente de 7 jours.
- Ce sont des montants bruts : France Travail retient la CSG et la CRDS (6,2 % et 0,5 % de 98,25 % de l’allocation, quand elle dépasse 61 € par jour, avec des exonérations ou un taux réduit selon vos revenus) et une participation de retraite complémentaire de 3 % du salaire journalier de référence.
- Le calcul suppose un salaire stable, un emploi à temps plein sans interruption et une fin de contrat qui ouvre droit à l’ARE. Temps partiel, périodes sans emploi, salaire variable : le salaire de référence et la durée changent, et France Travail refait le calcul sur vos données.
Je ne suis ni conseiller fiscal ni conseiller financier : ceci est une estimation à titre informatif. Avant de décider, consultez un professionnel.
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Le calcul
| Étape | Comment | Valeur |
|---|---|---|
| Salaire journalier de référence (SJR) | 2 500 € × 12 ÷ 365 | 82,19 € |
| 40,4 % du SJR + 13,18 € | partie proportionnelle plus partie fixe | 46,39 € |
| 57 % du SJR | 46,85 € | |
| Allocation par jour | la plus favorable : 57 % du SJR | 46,85 € |
| Allocation par mois | sur la base de 30 jours | 1 405,50 € |
| Durée d’indemnisation | 730 jours de calendrier × 0,75 | 548 jours |
| Total avant retenues | 548 jours à 46,85 € | 25 673,80 € |
Comment on calcule
- Le salaire journalier de référence (SJR) est le total des salaires bruts de la période de référence divisé par le nombre de jours calendaires de cette période, jours non travaillés compris. Avec un salaire stable et un emploi continu, il vaut le salaire mensuel × 12 ÷ 365, avec un plafond de 526,68 € par jour (quatre fois le plafond de la sécurité sociale).
- L’allocation journalière est la plus favorable des deux calculs suivants : 40,4 % du SJR plus une partie fixe de 13,18 €, ou 57 % du SJR. Elle ne peut pas être inférieure à 32,13 € ni supérieure à 75 % du SJR, et elle est versée chaque mois sur la base de 30 jours.
- La durée est le nombre de jours calendaires entre le premier jour du premier contrat et la fin du dernier, dans les 24 derniers mois (36 à partir de 55 ans), multiplié par 0,75, avec 182 jours au minimum. Le maximum est de 548 jours avant 55 ans, de 685 jours à 55 et 56 ans et de 822 jours à partir de 57 ans ; pour une rupture conventionnelle individuelle dont la fin de contrat tombe à partir du 1er septembre 2026, de 456 jours avant 55 ans et de 624 jours à partir de 55 ans.
- Avant 55 ans, si l’allocation dépasse 92,57 € par jour (ce qui correspond à un salaire brut d’environ 4 940 € par mois), elle baisse de 30 % à partir du 7ᵉ mois, sans descendre sous 92,57 € par jour.
L’exemple détaillé
2 500 € bruts par mois pendant 24 mois, moins de 55 ans : SJR = 2 500 × 12 ÷ 365 = 82,19 €. 40,4 % du SJR plus 13,18 € donnent 46,39 € ; 57 % du SJR donnent 46,85 € : c’est le plus favorable, donc 46,85 € par jour, soit 1 405,50 € par mois. Durée : 730 jours × 0,75 = 547,5, soit 548 jours (environ 18 mois), le maximum avant 55 ans : 548 × 46,85 € = 25 673,80 € au total, avant retenues.
Sources
- Unédic — Allocation d’aide au retour à l’emploi (ARE) : conditions, calcul, durée, dégressivité (fiche mise à jour le 5 octobre 2026)
- Unédic — Références : paramètres utiles, avril 2026 (PDF)
- Unédic — Allocations d’assurance chômage : pas de revalorisation au 1er juillet 2026
- Unédic — Assurance chômage : ce qui change le 1er septembre 2026 (durée maximale après une rupture conventionnelle individuelle)
- Unédic — La rupture conventionnelle et l’indemnisation du chômage
- France Travail — Ai-je droit à l’allocation chômage (ARE) ?
Texte vérifié le 6 octobre 2026
Bon à savoir
- Les règles viennent de l’Unédic (convention du 15 novembre 2024 et son avenant n° 2 du 10 avril 2026). Les allocations n’ont pas été revalorisées au 1er juillet 2026 : l’allocation minimale de 32,13 €, la partie fixe de 13,18 € et le plancher de dégressivité de 92,57 € restent ceux de juillet 2025.
- Le calcul suppose un salaire stable, un emploi à temps plein et continu, et une fin de contrat qui ouvre droit à l’ARE (licenciement, fin de CDD ou de mission, rupture conventionnelle, démission considérée comme légitime). Avec du temps partiel, des périodes sans contrat ou un salaire variable, le salaire de référence et la durée changent : France Travail refait le calcul sur vos données.
- L’indemnisation ne démarre pas à la fin du contrat. Il y a un différé congés payés (l’indemnité compensatrice de congés payés divisée par le SJR, au plus 30 jours), un différé spécifique si l’employeur a versé des indemnités de rupture au-dessus du minimum légal (au plus 150 jours, 75 jours en cas de licenciement économique) et un délai d’attente de 7 jours.
- Il faut s’inscrire à France Travail dans les 12 mois qui suivent la fin du contrat de travail. L’allocation est versée si vous recherchez activement un emploi, dans le cadre du contrat d’engagement, et elle s’arrête à l’âge légal de départ à la retraite si vous avez tous vos trimestres.
- Ce sont des montants bruts. Sur l’allocation, France Travail retient la CSG et la CRDS, quand elle dépasse 61 € par jour (sauf exonération ou taux réduit selon vos revenus), et une participation de retraite complémentaire de 3 % du SJR : le net est plus bas.
Questions fréquentes
Combien touche-t-on au chômage ?
En principe 57 % du salaire journalier de référence, ou 40,4 % de celui-ci plus 13,18 € par jour si c’est plus favorable, avec un minimum de 32,13 € par jour et au plus 75 % du SJR. Pour 2 500 € bruts par mois, c’est 46,85 € par jour, soit 1 405,50 € par mois.
Combien de temps dure l’indemnisation ?
Elle dépend des jours de calendrier de la période travaillée (24 mois au plus, 36 mois à partir de 55 ans), multipliés par 0,75, avec 182 jours au minimum et 548 jours au maximum avant 55 ans (685 jours à 55 et 56 ans, 822 jours à partir de 57 ans). Après une rupture conventionnelle individuelle dont la fin de contrat est à partir du 1er septembre 2026 : 456 jours avant 55 ans, 624 jours à partir de 55 ans.
Combien de temps faut-il avoir travaillé ?
Au moins 130 jours ou 910 heures (environ 6 mois à temps plein) dans les 24 derniers mois, ou 36 mois à partir de 55 ans. Les saisonniers et les personnes qui s’inscrivent pour la première fois ouvrent un droit à partir de 108 jours ou 758 heures.
L’allocation baisse-t-elle avec le temps ?
Avant 55 ans, oui si elle dépasse 92,57 € par jour (un salaire brut d’environ 4 940 € par mois) : elle baisse de 30 % à partir du 7ᵉ mois, sans passer sous 92,57 €. Ce n’est pas le cas à partir de 55 ans.
Touche-t-on le chômage après une démission ?
En principe non. Il y a des exceptions : une démission considérée comme légitime (suivre un conjoint muté, par exemple), un projet de reconversion validé, ou un examen par l’instance paritaire régionale au bout de 121 jours si vous avez cherché du travail.
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